À Crèvecœur-le-Grand, on est tous babas de la boutique Cœur de Picardie de Virginie Coin qui met en avant les produits de la terre et le travail des hommes.

Haut les coeurs

Depuis 2009, Virginie Coin tape dans le mille avec son Cœur de Picardie.  

On se souvient tous de ce qu’on faisait le jour de notre première rencontre avec un Cœur de Picardie. Depuis dix ans, la petite madeleine gorgée d’eau-de-vie de pomme aiguise nos sens comme celle de Proust déclenche une réminiscence. Inventé par Virginie Coin avec l’aide de grand-mère Marie et de maman Mimi, ce lointain cousin du baba au rhum n’a d’hermétique que le bocal dans lequel il baigne. Tout en lui évoque le partage. A l’image de la boutique de Crèvecœur-le-Grand, grande ouverte sur son terroir.

Droit au cœur

Quel crédit accorder à l’atavisme quand on est tout à la fois petite-fille d’agriculteurs et de mineurs de fond, sinon que l’amour de la terre et le respect des hommes font partie de nos gènes ? Inconsciemment ou non, Virginie Coin a réuni sa double ascendance dans un bocal sous la forme d’un moelleux gâteau imbibé d’eau-de-vie de pomme : le Cœur de Picardie. « Tout est parti de là », explique-t-elle. De son papa artisan-carrossier qui l’a « convaincue d’inventer la version picarde du baba à l’Armagnac. » Dix ans plus tard, le Cœur de Picardie bat à plein régime dans le terroir. Les bonnes années, 15 000 bocaux [1] sont confectionnés dans la boutique homonyme de Crèvecœur-le-Grand. Mais là ne s’arrête pas l’histoire. Outre des sablés, Virginie développe une gamme qui « défend l’identité d’un territoire » et s’attaque aux icônes culinaires. De sa cuisine-laboratoire sortent notamment sa propre version de la ficelle picarde, du bisteu [2] et de la flamiche au maroilles. Succès total.

Droit à l’estomac

C’est important le terroir car « il reflète ce que nous sommes », pense sincèrement Virginie Coin. Ainsi, on pourrait affirmer que les Hauts-de-France sont aussi inattendus que ce bourguignon de bœuf d’Angus concocté par des Hommes et des Bœufs (Le Plessier-Huleu, Aisne). Bien entendu, ils sont festifs, à l’image de la Mascotte et de la Caroline, deux bières artisanales réalisées à Corbie (Somme). La région a un profond respect pour l’Histoire, comme Dame Claudine (Dammard, Aisne), à l’origine d’un Claret dont la recette s’inspire de manuscrits du 12è siècle. Pour résumer, à Cœur de Picardie, on sait mettre en avant le travail des autres. Les pommes de la Ferme de Moismont (Le Boisle, Somme), les pâtés de canard au vieux-Marc des Canardises des Trois Vallées (Condée-en-Brie, Aisne), la viande de la Ferme des Trois châtaigniers (Villers-Tournelle, Somme), le gin sauvage Ergaster (Passel, Oise)…

[1] Le Cœur de Picardie existe dans quatre formats : 190 g., 350 g., 500 g. et 950 g.
[2] Tourte à base de pommes de terre, de lardons fermiers et de crème fraîche.

Cœur de Picardie,
24, avenue du Château
60 360 Crèvecœur-le-Grand
Tél. : 03 44 48 16 97.
www.coeurdepicardie.com
Facebook  : https://www.facebook.com/coeurdepicardie

Ouvert du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h. Fermé le dimanche et le lundi.

Pour géolocaliser le point de vente

« L’identité d’un territoire passe par la valorisation de son terroir. »
Virginie Coin, Cœur de Picardie (60)