Il était une fois, des biscuits et des bonbons si bons qu’ils n’ont jamais quitté nos placards ! Gaufres fourrées ou sèches, gaufrettes, sablés et friandises : au Comptoir des Flandres, on vous offre un ticket pour un voyage sucré.

Un royaume de douceurs

Un voyage dont les racines ressemblent à celle de la betterave à sucre. La fameuse, qui a fait des Hauts-de-France avant l’heure, au début du XIXe siècle, la région la plus sucrée de France. Dès 1830, l’aventure de la confiserie et de la biscuiterie dans le nord est en marche. Derrière le Comptoir des Flandres, se cache un empire de la gourmandise, doté de trois maisons nées durant cette période : la Bêtise de Cambrai Afchain, la biscuiterie Eugène Blond à Lambersart et la biscuiterie La Dunkerquoise à Bergues. Dans les années 2000, ces entreprises très locales sont acquises par la famille nordiste Duprez. Objectif : les pérenniser et poursuivre une aventure qui cumule 4 siècles d’histoire toutes marques confondues. Angleterre, Suisse, Espagne, Québec : ces douceurs ont conquis le cœur de gourmands du monde entier. Même si 90 % des ventes se font dans les Hauts-de-France.

Ils ne font que des Bêtises…

C’est une tradition née d’une petite bêtise, devenue un énorme succès. La Bêtise de Cambrai naît vers 1830. Ce petit coussin blanc, sucré et parfumé à la menthe (l’originale) s’est doté par la suite d’une petite ligne de caramel. La fabrique, à Cambrai, a gardé son âme artisanale. Elle se visite en temps normal. Vous aurez peut-être prochainement l’occasion de voir, émerveillés, le travail artisanal de cette pâte de sucre dorée, sortie des chaudrons de cuivre, devenir d’un blanc immaculé lorsqu’elle est aérée. Un véritable spectacle. Aujourd’hui, le bonbon se décline en 14 parfums. La fabrique produit et distribue également des bonbons traditionnels du nord comme les Killtoïdes, les Babeluttes, les Chuques du Nord, la Ch’ti Bar, etc. Quelques grammes de plaisir pour de longues minutes de bonheur…

Sèches, archisèches…

Et archi bonnes ! On remonte en Flandre maritime, attirés par le fumet sucré qui s’échappe de la Dunkerquoise, à Bergues. Où on ne fait pas que du fromage, mais aussi ces fameuses gaufres sèches, une gourmandise traditionnelle de fin d’année, préparées et réservées à ceux venus présenter leurs vœux. Et que les anciens appellent toujours par leur nom flamand « strynjes » ou « petites étrennes ». On raconte que celles d’un pâtissier de Malo-les-Bains étaient si bonnes qu’il se mit à les fabriquer toute l’année. L’entreprise « La Dunkerquoise » était née, en 1904 ! Des gaufres fourrées, le délicat pain d’amandes mais aussi des gaufres apéritives complètent la gamme.

Trio gourmand

Le voyage se termine dans un endroit qui n’a rien à envié à Roald Dahl ou aux Frères Grimm. La Boutique du Comptoir des Flandres, juste à côté de la fabrique Eugène Blond à Lambersart, regorge de toutes les douceurs dont on vient de vous chanter les délices. Un paradis des yeux et des papilles pour se faire plaisir ou pour offrir. Si l’usine de fabrication des fameuses gaufrettes amusantes, des gaufres fourrées, des sablés et des palets de dames ne se visite pas, un atelier de fabrication artisanale et de démonstration ouvrira prochainement ses portes. Pour continuer à vous raconter des histoires croustillantes….

Carnet gourmand : Le Comptoir des Flandre allie tradition et innovation. Voici les derniers nés de leur gamme : la Bêtise de Cambrai du Mineur, le Caramel au lait, les Sablés au caramel au beurre salé et aux pépites de chocolat, la gaufre fine au beurre de baratte de chez Losfeld (maison roubaisienne d’affinage de fromages et création de produits laitiers et fromagers). + d’infos : www.comptoirdesflandres.com


Texte : Claire Decraene, extrait du magazine Parlons Saisons, printemps -été 2021.

Ce message s’auto détruira avec délice ! Gourmandises historiques de la biscuiterie Eugène Blond, « Les blondinettes », ces gaufrettes craquantes et fondantes à la fois, deviennent « amusantes » grâce au fils du fondateur, Pierre, qui décide de les doter de petites phrases fantaisies ! « Jolie comme un cœur », « La suite dans quelques instants », « J’ai glissé chef » ou « J’m’énerve pas je m’explique » :  il y aurait plus de 3 000 petits mots à découvrir ! Et de multiples parfums : vanille de Madagascar, l’originale, mais aussi chocolat, noisettes, café, chicorée, framboise ou encore myrtille…