Pain d’épices

Historique

Le pain d'épices a quelque chose de magique ! Depuis des siècles, il est cité dans des contes populaires comme "Le petit bonhomme de pain d'épices" et "Hansel et Gretel". Au Moyen Âge, les belles dames du royaume attribuaient des figurines de pain d'épices entre autres faveurs aux chevaliers qui se distinguaient pour leur courage.

Le commerce de pain d'épices, alimenté par les fabriques de Dijon, Reims, Arras et Paris, avait une grande importance. En témoignent les nombreuses foires aux pains d'épices et particulièrement celle de Paris : la foire St Antoine, à l'origine de l'actuelle Foire du Trône. D'ailleurs, en 1957, pour fêter son millénaire, les forains se sont déguisés en moines et offraient aux promeneurs des cochons de pain d'épices.

Production

Le pain d'épices est fabriqué avec de la farine de seigle, du miel et du sucre auxquels on ajoute divers aromates : anis, girofle et cannelle.

Sa forme varie à l'infini : des pièces rectangulaires surnommées pavés rafraîchissants, des carrés de 7 cm de côté appelés le carré de Lille, les plus délicats taillés en rond et couverts d'une couche de sucre : les fameuses nonettes. En outre, les pains d'épices peuvent être découpés en forme de silhouettes excessivement variées pour représenter des animaux, des personnages…

Le saviez-vous

Dans le Nord-Pas de Calais comme ailleurs, le pain d'épices est consommé depuis longtemps. En témoigne « l'canchon dormoir », la fameuse chanson du P'tit Quinquin, écrite par Desrousseaux :

REFRAIN :

Dors, min p'tit quinquin, Min p'tit pouchin, min gros rojin,

Te m'fras du chagrin Si te n'dors point j'qu'à d'main.

Ainsi l'aut'jour eun'pauvr'dintelière,

In amiclotant sin p'tit garchon

Tachot d'l'indormir par eun'canchon

Ell'li dijot : « Min Narcisse,

D'main, t'aras du pain d'épice

Du chuc à gogo, si t'es sache et qu'te fais dodo. »

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